Parabellum – Cayenne Mort aux vaches – avec paroles

Parabellum – Cayenne Mort aux vaches – avec paroles

Je me souviens encore de ma première femme
Elle s’appelait Nina, une vraie putain dans l’âme !
La Reine des morues de la plaine Saint-Denis,
Elle faisait le tapin près d’la rue d’Rivoli !

Mort aux vaches ! Mort aux condés !
Viv’ les enfants d’Cayenne ! A bas ceux d’la sur’té !

Ell’ aguichait l’client quand mon destin d’bagnard
Vint frapper à sa porte sous forme d’un richard…
Il lui cracha dessus, rempli de son dédain,
Lui mit la main au cul et la traita d’putain

Mort aux vaches ! Mort aux condés !
Viv’ les enfants d’Cayenne ! A bas ceux d’la sur’té !

Moi qui était son homme et pas une peau de vache,
Moi qui dans ma jeunesse pris des principes d’apache,
‘sortis mon 6.35, et d’une balle en pleins coeur
Je l’étendis raide mort et fus serré sur l’heure !…

Mort aux vaches ! Mort aux condés !
Viv’ les enfants d’Cayenne ! A bas ceux d’la sur’té !

Aussitôt arrêté, ‘fus mené à Cayenne.
C’est là que j’ai purgé le forfait de ma peine…
Jeunesses d’aujourd’hui, ne faites plus les cons,
Car d’une simpl’ conn’rie, on vous jette en prison !…

Mort aux vaches ! Mort aux condés !
Viv’ les enfants d’Cayenne ! A bas ceux d’la sur’té !

Si je viens à mourir, je veux que l’on m’enterre
Dans un tout p’tit cim’tière près d’la Porte Saint-Martin,
Quatr’ cent putains à poil viendront crier très haut :
“C’est le roi des julots que l’on coll’ au tombeau !

Mort aux vaches ! Mort aux condés !
Viv’ les enfants d’Cayenne ! A bas ceux d’la sur’té !

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